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Un héritier peut demander sa part de l’héritage à tout moment

Par Maître ANTEBI - Avocat à Cannes, Nice, Grasse, Antibes

Avocat à Cannes - Maître AntebiDroit de la successionUn héritier peut demander sa part de l’héritage à tout moment

déc

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Un héritier peut demander sa part de l’héritage à tout moment

Lorsque le patrimoine a été hérité par plusieurs héritiers, ces derniers peuvent rester un temps dans l’indivision successorale.

Mais le jour où l’un des héritiers souhaite obtenir sa part dans l’héritage, il faut savoir que la loi lui donne raison et il pourra solliciter la sortie de l’indivision.

Car l’article 840 du Code civil dispose que nul ne peut rester dans l’indivision et il est toujours possible de demander sa part de l’héritage.

Une seule exception : le tribunal peut ordonner le sursis au partage, de deux années, si le partage immédiat risque d’être préjudiciable à la valeur d’un ou de plusieurs biens ou bien si la succession comporte une entreprise qu’un indivisaire peut reprendre, mais dans un certain délai (à la fin de ses études, à sa majorité, par exemple).

En tout état de cause, soit les cohéritiers sont d’accord entre eux et s’il existe des biens immobiliers à partager, alors ils saisiront un notaire pour le vendre et partager le prix de vendre.

Soit ils ne s’entendent pas entre eux et alors l’héritier le plus diligent saisira le tribunal de grande instance aux fins de partage judiciaire. La juridiction constatera qu’un différend existe entre les héritiers et ordonnera le partage judiciaire en désignant le Président de la Chambre des notaires lequel habilitera un notaire délégué pour procéder audit partage sous l’égide du juge chargé des opérations de règlement successoral.

Le notaire identifiera les héritiers, il dressera l’acte de notoriété, permettant de justifier auprès des tiers de sa qualité d’héritier réservataire ; il déterminera l’actif et le passif composant le patrimoine successoral et aidera les héritiers à notifier au service des impôts la déclaration de succession.

Le notaire va donc identifier les biens, les numéraires, les meubles, et devra évaluer les biens immobiliers. Si un héritier estime avoir fait des travaux sur un bien immobilier, il devra produire ses factures et les justificatifs de ses dépenses. Si ces travaux ont procuré au bien une plus-value, l’héritier qui les a effectués ou fait effectuer pourra demander une indemnité compensatrice de la plus-value procurée audit bien.

Cette indemnité sera prélevée sur la part de chaque héritier.

A l’inverse, un héritier peut avoir une dette envers la succession.
Par exemple, il a pu occuper à titre gratuit un bien indivis, il devra alors une indemnité d’occupation. S’il a perçu les loyers d’un bien immobilier loué à un tiers, il devra rembourser à la succession les revenus de ce bien.

Maître Ronit Antebi – Avocat en droit des successions dans la ville de Cannes

Le compte est arrêté au jour du décès pour l’établissement de la déclaration de succession.

Toutefois, lors de l’établissement de l’état liquidatif, c’est au jour du partage que l’on se place pour chiffrer le patrimoine.

Si les héritiers ont perçu une donation, celle-ci devra en principe être rapportée à la succession (sauf si elle a été stipulée non rapportable c’est-à-dire hors part successorale) ; il faudra lors chiffrer le bien objet de la donation au jour du partage compte tenu de son état au jour de la donation.

Si les héritiers ne souhaitent pas signer ni accepter l’état liquidatif (certains revendiquent une indemnité ; d’autres souhaitent obtenir l’attribution préférentielle d’un bien en particulier, d’autres estiment que l’un d’eux a bénéficié du vivant des parents de dons manuels rapportables qu’il n’a pas cru devoir déclarer …), alors le ou les héritiers les plus diligents feront trancher toutes ces difficultés par le tribunal de grande instance compétent et cette juridiction ordonnera le partage judiciaire et renverra les parties vers un notaire qui opèrera sous le contrôle du juge.

Si après la procédure en partage judiciaire et désignation d’un notaire sous le contrôle du juge, les héritiers ne souhaitent toujours pas signer l’état liquidatif établi selon les dispositions du jugement ayant ordonné le partage judiciaire, alors les co-héritiers saisiront un avocat pour faire homologuer judiciairement ledit projet d’état liquidatif. Si le tribunal l’homologue, les héritiers réfractaires ne pourront que s’y conformer car il aura alors reçu force de loi.

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