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Droit de la succession

Avocat des droits des successions

Avocat à Cannes - Maître AntebiDroit de la succession

Avocat droit des successions

Le droit des successions

Cette discipline du droit s’exerce le plus souvent à l’ouverture de la succession c’est-à-dire au jour du décès.

Le défunt a pu laisser pour lui succéder un conjoint survivant, des enfants, des frères et sœurs, des cousins ; il a pu manifester de son vivant la volonté de gratifier un tiers …
Les héritiers viennent à succéder par ordre de priorité.

Le droit des successions s’intéresse à l’étude des testaments. Ont-ils valablement été établis ? Comment les interpréter ? Quelles sont leurs conséquences sur le partage successoral ?

Il faut être vigilant car les héritiers réservataires sont particulièrement protégés dans notre société française, même si leurs intérêts ont été quelque peu relativisés depuis 2006 avec les droits du conjoint survivant venant en concours avec eux.

Le droit des successions pose les règles de la validité des donations et a mis en place des outils permettant de rétablir l’équité du partage entre les héritiers avec la notion de rapport successoral ou de réduction en cas d’atteinte à la réserve héréditaire.

Le droit des successions comporte des règles impératives tout en laissant aussi une marge de manœuvre au titulaire d’un patrimoine désireux d’organiser sa succession.

Une bonne connaissance de ses dispositions permettra de prendre les meilleures décisions afin de prévenir la situation dans laquelle les héritiers devraient reverser au fisc des droits trop importants au regard de leurs facultés contributives.

Lorsque l’avocat interagit dans ce domaine d’activité, il peut tout autant conseiller le titulaire d’un patrimoine à prendre les actes susceptibles de bénéficier aux héritiers, assister les héritiers aux côtés du notaire de la succession, prévenir les différends en vue d’un partage amiable, procéder par voie de partage judiciaire lorsque cela est nécessaire afin de soumettre aux juges les différentes difficultés juridiques auxquelles le notaire ne pourra pas faire face, faute de ne pouvoir dire le droit.

Détournement d'héritage par un héritier

Celui où l’un des héritiers subtilise tout ou partie de la succession à son avantage et au détriment de celui de ses co-héritiers. Par exemple, l’un des fils du défunt, plus proche que l’autre géographiquement de ce dernier, met progressivement la main sur la gestion quotidienne des comptes bancaires de son père. Il obtient une procuration bancaire à cet effet, qui lui permet d’effectuer des retraits d’espèces au guichet, d’utiliser le chéquier de son père en signant lui-même les chèques. Parfois même, l’héritier va jusqu’à le convaincre d’ouvrir un compte joint dont les co-titulaires sont le père et lui-même. Il connaît le code de sa carte bleue et n’hésite pas à se rendre au distributeur automatique de billets pour opérer des retraits d’espèces ou sur des sites internet pour effectuer des commandes à distance. Lorsque le retrait porte sur des espèces plus importantes, il va lui-même au guichet de l’agence bancaire et signe un bordereau de retrait d’espèces.

C’est au jour du décès du défunt, que les héritiers lésés vont se rendre à l’évidence qu’il y a eu un abus de la part de l’un des fils malveillants.

C’est alors que l’avocat va tenter d’aider ceux qui deviennent soucieux de rétablir l’équilibre et l’équité dans le partage successoral.

Dans une telle situation, le rôle de l’avocat consistera à reconstituer la réalité de dons manuels qui doivent être rapportés à la succession.

Le don manuel correspond aux sommes d’argent qui ont transité dans le patrimoine d’un héritier et qui n’ont pas pu faire l’objet d’une donation écrite et notariée. Le Code civil dispose que toute donation est rapportable à la succession. Cela signifie que les parents sont libres d’être généreux avec l’un des héritiers mais que toute somme d’argent donnée à l’un d’eux plutôt qu’aux autres constitue une avance sur sa part héréditaire et au jour de la succession, cette avance doit être remboursée à ladite succession.

Or en pratique, l’héritier ayant profité de cette avance, refuse de la déclarer au notaire et cela est d’autant plus aisé pour lui de la nier que le temps a passé. Les autres héritiers se sentent lésés et vont consulter un avocat pour les aider à sortir de cette impasse.

Le danger réside ici dans le manque de preuves et dans le secret bancaire qui risque de faire obstacle à toute investigation.

En effet, il faut parvenir à reconstituer le passé et à établir par tout moyen que l’héritier a abusé de la procuration bancaire qui lui a été octroyée du vivant de son père, des codes de la carte bleue, du chéquier au détriment des intérêts de la succession.

Or, dans la pratique, l’héritier malveillant va effectuer des retraits d’espèces répétitifs au DAB et ce mode de débit est très difficile à établir.

En effet, l’on ne sait jamais qui est derrière le distributeur de billets. Il y a peut-être des enregistrements de vidéo-surveillance effectués par les services de l’établissement bancaire mais ceux-ci sont détruits avec le temps.

De plus, lorsqu’une procuration bancaire est régularisée, l’on peut se demander si la banque vérifie scrupuleusement le consentement et la capacité de conclure des actes juridiques du titulaire du compte.

De sorte qu’à défaut de contrôle et de vérification de la volonté réelle de l’auteur de la procuration bancaire, la porte est ouverte à des abus. Il n’est pas rare que des procurations bancaires soient obtenues sous la contrainte psychologique d’un héritier trop accaparant.

Toujours est-il que l’avocat va commencer par solliciter la communication des relevés bancaires du défunt. Il va les examiner ligne par ligne afin de voir ce qui en ressort. Notamment des sommes peuvent avoir été débitées sous forme de retraits d’espèces répétitifs, de chèques libellés à un ordre précis, de virements bancaires à destination d’un compte extérieur.

Ces éléments sont précieux ! Ils vont permettre à l’avocat de mettre en évidence tous les débits qui paraissent suspects en ce qu’ils ne correspondent pas aux besoins réels du défunt et en ce qu’ils dépassent parfois son niveau de vie habituel.

L’avocat se rapproche de la banque et sollicite d’autres investigations : copies des chèques douteux pour vérifier la signature et le libellé de l’ordre, bordereaux de retraits d’espèces lorsque les sommes ont été débitées au guichet de l’agence bancaire afin de vérifier la signature de celui qui est venu à cette agence pour récupérer les espèces), coordonnées des comptes destinataires des virements bancaires identifiés.

La difficulté va consister à contourner le secret bancaire.

L’on sait que la banque a l’obligation de conserver les éléments bancaires du défunt pendant dix années à compter du décès qui correspond à la clôture du compte.

Toutefois, elle n’acceptera de délivrer ces documents qu’aux ayants droit du défunt (héritier réservataire) sur la foi de leur notoriété.

Le problème se pose lorsque l’héritier malveillant a fait en sorte que le compte soit joint. Cela signifie que les investigations sur le compte joint ne pourront être entreprises qu’avec l’accord du co-titulaire, à savoir l’héritier malveillant.

Or en pratique, cet héritier n’a aucun intérêt à donner son accord.

Les autres héritiers par le sang se trouvent démunis.

La voie à envisager dans ce cas, serait une plainte pénale. En effet, la procédure pénale offre la possibilité au juge d’instruction d’entreprendre des investigations sur les comptes bancaires du défunt même s’ils sont joints à ceux de l’héritier sujet à être poursuivi pour abus de faiblesse, recel successoral ou abus de confiance.

Evidemment, la procédure pénale offre des possibilités d’investigation judiciaire. Mais encore faut-il que préalablement, la plainte ne soit pas classée sans suite car la réalité des faits constitutifs d’abus de faiblesse, de manœuvres frauduleuses, est parfois difficile à établir.

Et surtout, la voie pénale est longue et fastidieuse pour les victimes lésées.

Une meilleure protection des victimes consisterait à agir en amont et à poser des règles de prévention et de contrôle à la charge du banquier.

Ainsi, lorsque le titulaire du compte rédige une procuration bancaire au profit d’un de ses fils, le banquier devrait avoir l’obligation de solliciter un certificat médical émanant d’un médecin indépendant attestant de la capacité intellectuelle d’appréhender la portée juridique de son acte. Le banquier devrait avoir l’obligation de notifier la copie de cette procuration aux autres héritiers et de solliciter leur consentement unanime.

On pourrait aller plus loin en créant un administrateur bancaire qui serait chargé de veiller à la bonne tenue des comptes du titulaire lorsque celui-ci ou ses héritiers en font la demande à la banque et que celle-ci est justifiée par l’âge avancé du titulaire du compte ou sa vulnérabilité en raison de sa situation familiale ou personnelle.

L’amélioration de la protection des héritiers passerait par la mise à la charge du banquier d’une obligation de contrôle et de vérification approfondie et sanctionnée lorsque le titulaire du compte est une personne vulnérable.

En pratique, on s’aperçoit que les co-héritiers ne sont pas toujours informés de l’existence d’une procuration au profit de celui qui en a profité.

On note aussi que le banquier ne vérifie pas toujours certaines signatures de chèque dont les montants seraient pourtant supérieurs à 5.000 euros.

Si des investigations de contrôle avaient été effectuées par le banquier en amont et que la famille en avait été alertée, on aurait évité de voir les économies du défunt envolées, les comptes vidés !

Détournement d'héritage par un tiers

Le second cas de figure concerne les détournements d’héritages à l’initiative non plus d’un héritier, mais d’un tiers.

Imaginons une femme de ménage qui met la main sur les comptes bancaires du défunt. Imaginons qu’elle ait été désignée comme légataire universel par testament olographe, bénéficiaire d’une assurance-vie aux lieu et place des enfants du souscripteur. La rédaction du testament, la régularisation de l’avenant modificatif de l’assurance-vie et de la procuration bancaire, ont pu avoir été entreprises peu avant le décès de l’auteur, à une époque où celui-ci était affecté par la maladie et l’isolement. Ces faits laissent augurer d’un possible cas de détournement d’héritage. Bien évidemment, si les héritiers par le sang souhaitent engager une action judiciaire contre la femme de ménage, ils ont tout intérêt à requérir l’assistance d’un avocat afin que le dossier apparaisse comme truffé de preuves et d’éléments susceptibles de convaincre le Tribunal. Ces preuves devront porter sur les manipulations psychologiques subies par le défunt, son dossier médical, le certificat de son médecin traitant en espérant que celui-ci n’a pas été évincé au profit d’un autre plus complaisant pour la femme de ménage.

La difficulté vient du fait qu’ici, il y a encore moins de protection des personnes flouées que lorsque l’abus vient d’un héritier. Car si le Code civil oblige un héritier à rapporter à la donation ce qu’il a perçu et qui correspond à une avance sur sa part héréditaire, cette obligation ne peut pas exister à l’égard d’une personne étrangère à la succession. Par conséquent, l’avocat ne peut pas agir sur le fondement du rapport successoral. De même, la sanction du recel successoral est applicable en cas de détournement d’héritage et de dissimulation de biens meubles ou immeubles dans le cadre d’une succession commis par un héritier au détriment des autres.

Lorsque le détournement est commis par un tiers, la situation devient plus difficile à régler.

Certes, l’on peut tenter d’agir au plan pénal sur les fondements de l’abus de faiblesse ou de l’abus de confiance. Mais ces procédures pénales sont trop longues et fastidieuses pour les héritiers endeuillés qui ont déjà du mal à essuyer leurs larmes, étant précisé que les tribunaux correctionnels condamnent la première fois avec sursis et que les peines d’amende qu’ils prononcent restent modiques.

Dans mes dossiers, au plan civil, j’agis, lorsque les conditions sont remplies, sur le fondement de l’article 1382 du Code civil : tout fait de l’homme oblige celui par la faute duquel il est arrivé à le réparer. C’est une action classique en responsabilité civile délictuelle qui suppose que l’on apporte la preuve d’un fait fautif sur le plan civil c’est-à-dire la preuve d’un comportement qui n’est pas celui qu’aurait adopté un bon père de famille et qui cause un préjudice à celui qui le subit.

Il y a aussi la voie de l’annulation des contrats d’assurance-vie ou de la clause de changement de bénéficiaire sur le fondement des articles 901 et 1108 du Code civil. Il faut alors prouver qu’au jour de l’acte, l’auteur n’avait pas la faculté, en raison de son état, de sa maladie, de son âge, du contexte de manipulation, de comprendre la portée juridique de ce qu’il signait.

Souvent une expertise médicale sur pièces est nécessaire. Il importe alors de se procurer le dossier médical auprès des établissements de santé ayant suivi ou accueilli le défunt au cours d’une période correspondant à celle de l’établissement des actes juridiques contestés.

Des améliorations dans le contrôle et la gestion des comptes bancaires des personnes âgées méritent d’être apportées. Les outils dont les avocats disposent aujourd’hui font parfois leur preuve mais ne sont pas imparables.

Les héritiers réservataires ont tout intérêt à solliciter du banquier une consultation régulière des comptes de leur auteur.

Les domaines principaux du droit de la succession

Les articles de Maître Antebi en droit des successions

Incapacité de recevoir à titre gratuit : l’invalidation constitutionnelle

La loi d’adaptation de la société au vieillissement de 2015 a mis en place une incapacité de recevoir à titre gratuit qui s’abat autant sur les professionnels que sur les bénévoles offrant leur service d’aide à domicile aux personnes qui les recrutent afin de leur permettre de rester à domicile et qui vont tester et décéder sous l’empire de ce service rendu.

Le legs de l’usufruit et la règle de l’imputation en assiette

On peut imaginer qu’un concubin ou partenaire de pacs ait un enfant et se soucie de préserver les intérêts de son partenaire en léguant à ce dernier tout l’usufruit de sa succession.

Cadeau d’usage ou donation rapportable ?

Un parent peut décider de transmettre de son vivant un objet, un véhicule, une valeur à son enfant.

Pour ne pas avoir de droits à payer au fisc et pour ne pas exposer l’enfant bénéficiaire à l’obligation d’en rapporter la valeur à la succession le moment venu, cette gratification peut prendre la forme d’un « cadeau d’usage ».

La mise à disposition d’un logement gratuit : donation ou prêt à usage ?

La donation est présumée rapportable.

Le don manuel aussi.

Parfois les parents vont jusqu’à mettre à disposition d’un futur héritier un logement gratuitement, tandis que les autres enfants ne reçoivent pas la même considération.

Héritage et donations : rapport et réduction

Lorsqu’un enfant a reçu une donation sans autre précision, il devra la rapporter à la succession. Cela ne signifie pas qu’il va rendre le bien immobilier, objet de la donation, à la succession ; cela suppose que le bien, objet de la donation, sera évalué au jour du partage dans l’état où il se trouvait au jour de la donation et que par un jeu de comptabilité faite par le notaire, on remet dans l’actif la valeur dans la donation pour tenir compte de ce qui a été reçu par le donataire.

La donation n’évite pas les querelles d’héritiers

La donation est l’acte par lequel le donateur se dessaisit immédiatement d’un bien ou d’une valeur en argent au profit d’un donataire qui accepte.

Le notaire doit vérifier l’origine des fonds

Un arrêt de la cour de cassation a été particulièrement remarqué car il rappelle l’obligation déontologique du notaire de vérifier l’origine des fonds lorsqu’un acte lui paraît soupçonneux.

La donation déguisée et la charge de la preuve

Lorsqu’un héritier a bénéficié d’une donation qui est passée inaperçue au jour du décès du donateur ou des donateurs, il est susceptible d’être exposé à une action en justice de la part de ses cohéritiers.

Le recel et la donation déguisée

Un arrêt de la première chambre civile de la Cour de cassation du 1er février 2017 illustre un cas de recel successoral entre les enfants d’un premier lit et l’épouse en dernières noces.

Prescription et testament

Que dit la jurisprudence sur le délai de prescription applicable à l’action en annulation d’un testament (ou d’une libéralité, comme donation, legs ou assurance-vie) pour insanité d’esprit (article 901 du Code civil) ?

La donation déguisée en vente notariée

Selon l’article 894 du Code civil, « la donation entre vifs est un acte par lequel le donateur se dépouille actuellement et irrévocablement de la chose donnée, en faveur du donataire qui l’accepte ». La donation présente l’avantage de pouvoir être consentie, et de produire ses effets du vivant du donateur. Le testament ne produit, quant à lui, ses effets qu’à la date d’ouverture de la succession (au décès du testateur). La

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La donation en nue-propriété et le rapport

La donation consentie par un parent à un enfant présente l’avantage de porter uniquement sur la nue-propriété, à l’exception de l’usufruit réservée au donateur.

Donation déguisée et fonds de commerce

Un couple parental marié sous le régime de la communauté de meubles et acquêts, décède en 2001 et 1997.

Des difficultés portant sur la liquidation du régime matrimonial et de leurs successions se sont élevées entre leurs deux fils, C et H.

Comment prouver que le bien immobilier était vétuste au jour de la donation ?

Les époux Antonio et Germaine sont décédés à Blois respectivement en 1988 et 2000.
De leur vivant, ils avaient consenti des donations à leurs enfants.
Ils ont laissé pour leur succéder quatre enfants, Cora, Régine, Antonine et Jeannine.

Puis-je acheter une maison au nom de mes enfants ?

Il existe une pratique notariale qui n’est pas illégale, consistant à acquérir de son vivant un bien immobilier (appartement, villa etc…) et le mettre au nom de l’un de ses enfants.

Comment récupérer sa part d’héritage ?

A l’ouverture de la succession, l’héritier le plus diligent va saisir le notaire.

L’obligation de l’assureur de vérifier la lettre de rachat du contrat d’assurance-vie

La pratique judiciaire montre que des problématiques existent relativement aux lettres de demande de rachat des contrats d’assurance-vie.

Comment combattre les captations d’héritages et l’incapacité de recevoir legs et dons

La société contemporaine marqué par la crise économique a vu se développer des phénomènes d’appropriation patrimoniale envers les personnes âgées vulnérables dont le placement sous un régime de protection des majeurs incapables intervient parfois trop tard, lorsque les dommages sont devenus irréversibles.

Les délais de prescription pour agir en justice dans le droit des successions

Le droit des successions est assujetti au délai de prescription de droit commun, sous réserve de quelques délais de prescription spéciaux. Le droit commun pose un délai de prescription de cinq ans en matière civile (anciennement trente ans).

La nouvelle incapacité de recevoir des personnes dédiées au service à la personne

Le législateur a ainsi mis en place une incapacité de recevoir afin d’éviter des situations de captation d’héritage et de conflits d’intérêts.

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