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Droit de la famille

Par Maître ANTEBI - Avocat à Cannes, Nice, Grasse, Antibes

  • L’accord des parties sur le principe du divorce par consentement mutuel
    Ce divorce se caractérise par l’accord des parties sur le principe du divorce et sur les conséquences du divorce. Le juge n’a pas à apprécier le mobile. Les époux saisissent un avocat afin que celui-ci établisse une requête en divorce assortie d’une convention sur le fondement de l’article 251 du Code civil. Ces actes seront signés par les époux et déposés au greffe du Juge aux affaires familiales, accompagnés des pièces nécessaires…
  • L’organisation des compétences concurrentes du Juge aux Affaires Familiales et du Juge des enfants
    En matière de divorce et de protection de l’enfance, deux compétences juridictionnelles s’entrechoquent. Et il convient de délimiter le champ de compétence du Juge aux affaires familiales et celle du Juge des enfants. Un arrêt rendu par la première chambre civile de la Cour de cassation le 4 mars 2015 (pourvoi n° 13-24.793, Légifrance) illustre parfaitement cette problématique. Après le divorce de ses parents, la résidence de leur fille Tiffany a été fixée…
  • Droit de la famille : choisir sa procédure de divorce
    Le divorce par consentement mutuel On le conseille lorsque les deux époux sont d’accord sur le principe ainsi que sur les conséquences du divorce. Le divorce par acceptation du principe de la rupture du mariage On le choisit lorsque les deux époux sont d’accord sur le principe du divorce mais non sur les conséquences de celui-ci. Le divorce pour altération définitive du lien conjugal Les deux époux ont vécu séparément pendant plus de deux ans…
  • L’adoption simple et la recherche du bouleversement anormal de l’ordre filial
    L’adoption simple est permise quel que soit l’âge de l’adopté. L’adoption d’un enfant majeur ne requiert pas le consentement des parents de ce dernier (s’ils sont encore en vie). La loi sur l’adoption a pour but de créer une filiation et non de détourner l’institution de son esprit. Même si les conditions de l’adoption simple d’une personne majeure sont souples, les juges s’assurent en pratique que cette mesure ne provoquerait pas un bouleversement…

Le Droit de la famille recoupe plusieurs domaines, comme le droit du divorce, le droit de garde sur l’enfant (modalité de l’exercice de l’autorité parentale), le droit de l’assistance éducative, de la tutelle, le droit de la filiation, de l’adoption.

Ces domaines sont imprégnés du principe du respect des droits de l’enfant. L’intérêt de l’enfant est le curseur essentiel et aucun juge ne prendra une décision sans référence à cette notion. Mais plus récemment, au regard des évolutions sociologiques, le droit des victimes de violences conjugales et de violences intrafamiliales s’immisce dans ce droit de la famille, la loi confiant aux Juges aux Affaires Familiales, statuant en référé (urgence), des pouvoirs de protection qu’ils n’avaient pas.

Le Juge aux affaires familiales est le juge naturel de la famille. Il est compétent en matière de divorce, du droit de garde de l’enfant, de l’exercice de l’autorité parentale. Il veille à garantir la continuité des liens de l’enfant avec chacun des parents en cas de séparation de ces derniers. Il statue sur le mode de résidence de l’enfant. Lorsque la résidence de l’enfant est fixée au domicile de l’un des parents, il statue sur les modalités du droit de visite et d’hébergement attribué à l’autre parent. Si la remise de l’enfant à un parent présente un danger pour l’enfant ou pour l’autre parent, le juge peut ordonner l’exercice d’un droit de visite sans hébergement, dans un espace de rencontre ou avec l’assistance d’un tiers de confiance.

Le Juge aux affaires familiales, en droit de la famille, prendra en considération la pratique que les parents avaient précédemment suivie ou les accords qu’ils avaient pu conclure antérieurement, les sentiments exprimés par l’enfant, l’aptitude de chacun des parents à assumer ses devoirs et respecter les droits de l’autre, le résultat des expertises éventuellement effectuées, les renseignements éventuellement recueillis dans les enquêtes sociales, les pressions ou violences physiques ou psychologiques exercées par l’un des parents sur l’autre ou sur l’enfant.

Le droit de la famille croise également le droit des tutelles. Le Juge aux affaires familiales peut effectivement dans certaines circonstances exceptionnelles, lorsque l’un des parents est privé de l’exercice de l’autorité parentale, si l’intérêt de l’enfant l’exige, confier l’enfant à un tiers, choisi de préférence dans sa parenté. Ce tiers n’a pas l’exercice de l’autorité parentale qui reste au parent mais il accomplit tous les actes usuels relatifs à sa surveillance et à son éducation.

S’il n’y a plus de parent en vie, le Juge aux affaires familiales peut décider l’ouverture d’une tutelle.

On retrouve également le juge des enfants qui a compétence pour ordonner des mesures d’assistance éducative (article 375 du Code civil) si la santé, la sécurité ou la moralité d’un mineur non émancipé sont en danger, ou si les conditions de son éducation ou de son développement physique, affectif, intellectuel et social sont gravement compromises.

Lorsque les parents présentent des difficultés relationnelles et éducatives graves, sévères et chroniques, affectant durablement leurs compétences dans l’exercice de leur responsabilité parentale, une mesure d’accueil exercée par un service ou une institution peut être ordonnée pour une durée supérieure à deux années.

Le Juge pénal peut encore s’immiscer dans le droit de la famille. En effet, l’article 378 du Code civil dispose que « peuvent se voir retirer totalement l’autorité parentale ou l’exercice de l’autorité parentale par une décision expresse du jugement pénal les pères et mères qui sont condamnés comme auteur ou complice, d’un crime ou délit sur la personne de leur enfant.

L’ordonnance du 18 septembre 2019 autorise le juge à ordonner le retrait de l’autorité parentale au parent qui, en dehors de toute condamnation pénale, inflige des violences à l’autre parent alors que l’enfant est témoin de ces violences et pressions sur l’autre parent et évidemment en cas de maltraitances perpétrées sur l’enfant lui-même.

Cette ordonnance prévoit en outre le retrait partiel ou total de l’autorité parentale et du droit de visite de plein droit du parent poursuivi ou condamné même non définitivement pour crime commis sur la personne de l’autre parent, jusqu’à la décision du juge et pour une durée maximale de six mois, à charge pour le Procureur de la République de saisir le JAF dans un délai de huit jours. Le parent déchu de l’autorité parentale pourra déposer une requête au JAF en restitution passé le délai d’un an et en se prévalant de circonstances nouvelles.

Lorsque des violences sont exercées au sein du couple ou vis-à-vis d’un ancien compagnon, ou concubin, et qu’elles mettent en danger la personne qui en est victime, ou un enfant, le Juge aux Affaires Familiales peut en urgence délivrer à cette dernière une ordonnance de protection (article 515-9 du Code civil).

Le droit de la famille est particulièrement marqué par les évolutions sociologiques (PACS, homoparentalité, filiation …) et par le seuil de tolérance des populations.

Le Cabinet de Me Ronit ANTEBI Avocat au barreau de Grasse est disposé à vous aider, à vous orienter, à vous conseiller, étant précisé qu’en cette matière, et surtout lorsqu’un enfant est au milieu d’un conflit parental, le recours au Juge n’est jamais un acte anodin.

15
Juin

Comment déshériter son enfant

Evidemment, déshériter son enfant n’est pas très conventionnel ; d’aucuns diront que c’est même immoral ; d’autre encore iront jusqu’à dire que c’est illégal.

Rappelons qu’en France, les enfants sont réputés par la loi héritiers réservataires. C’est-à-dire que l’on ne peut théoriquement pas les exhéréder. Et ce, contrairement, aux autres héritiers, plus éloignés, qui eux, peuvent être évincés de la succession.

24
Nov

La rapidité du divorce amiable

Les époux décident de divorcer. Ils ne s’entendent manifestement plus et les sentiments qu’ils avaient nourris l’un pour l’autre autrefois, n’ont pas résisté à l’épreuve du temps. Leur mésentente n’empêche cependant pas qu’ils aient des intérêts communs.

24
Oct

Le délit de non-représentation d’enfant

La non-représentation d’enfant Le jugement de divorce statue sur l’autorité parentale et la résidence des enfants. Le plus souvent, l’autorité parentale est partagée et la résidence est fixée chez l’un des deux parents, l’autre se voyant alloti d’un droit de visite et d’hébergement (qui s’exercera généralement, une fin de semaine sur deux et la moitié des vacances scolaires).